Équipe universitaire

La Benevolencija est dotée d'un conseil universitaire auquel appartient le psychologue et spécialiste renommé du génocide Ervin Staub de l'Université du Massachusetts, la psychologue du traumatisme, Laurie Anne Pearlman de l'Institut de recherche, d'éducation et de formation sur le traumatisme (TREATI), des chercheurs de l'Institut de psychologie politique de l'Université de Yale et du programme doctoral en Psychologie de la paix et prévention de la violence à l'Université du Massachusetts d'Amherst, et d'autres encore.

Ervin Staub
est un savant mondialement renommé sur la question des origines et de la prévention du génocide, réconciliation. En se basant sur une recherche transnationale articulée dans son livre de 1989, Les Racines du mal et sur ses publications ultérieures, il a développé une conception des origines du mal et de la prévention du génocide et du meurtre de masse. Avec Laurie Pearlman, ils ont dirigé à partir de 1998 un travail au Rwanda sur la guérison psychologique et la réconciliation. Laurie Anne Pearlman et La Benevolencija ont mis en pratique la démarche psychologique interdisciplinaire du Professeur Staub pour comprendre et prévenir le génocide, ainsi que leur approche commune de la guérison psychologique et de la réconciliation, dans des programmes de radio destinés à comprendre les racines de la violence, à la prévenir et à favoriser la réconciliation. Cette approche fait valoir l'impact sur la psychologie d'une société de la difficulté de ses conditions de vie et pointe les conditions socioculturelles susceptibles de favoriser l'évolution de la violence : elle met en pratique l'idée que des « témoins » peuvent se sentir impliqués dans la prévention de la violence et promouvoir la réconciliation.


Laurie Anne Pearlman
psychologue clinique, s'occupe depuis 1987 du traumatisme psychologique chez les survivants ; elle consacre ses recherches et ses publications au traitement de ce traumatisme. Ses ouvrages concernent autant le traumatisme direct qu'indirect et elle a animé sur la question des stages à portée internationale. Pearlman a été récompensée pour ses contributions scientifiques, cliniques et médiatiques relatives à la question du stress traumatique. Elle a co-écrit Au Risque du lien (Risking Connection), un programme de formation sur le traumatisme (2000), qui présente une approche de la guérison nommée « RICH » pour « Respect, Interconnection (Interconnexion), Communication and Hope (Espoir) ». Les programmes d'éducation publique de La Benevolencija transmettent une « psychiatrie de communauté », une démarche de « proche à proche » qui s'appuie sur RICH.


Elizabeth Levy Paluck
est docteur en psychologie sociale de l'Université de Yale. Sa thèse s'intitule « Réduire les préjugés et les conflits entre les groupes grâce aux médias : un champ d'expérimentation au Rwanda ». Depuis septembre 2007 elle est membre du Weatherhead Center for International and Area Studies à l'Université de Harvard. Ses recherches comprennent la psychologie politique, les préjugés entre les groupes, la réduction de la violence et du conflit, les médias, et la contribution de la psychologie au développement. Levy Paluck est chargée des opérations d'évaluation du projet.



Johanna Vollhardt
a reçu une formation pour les diagnostics psychologiques et les méthodes d'intervention, ainsi que pour une psychothérapie centrée sur le client. Elle est actuellement doctorante à l'Université du Massachusetts Amherst et s'intéresse à la conscience victimaire et au comportement socialisant chez les victimes de violence ethno politique. Vollhardt est chargée d'adapter les recherches de Staub et d'autres questions psychologiques au contenu du programme pour la République Démocratique du Congo.


Rezarta Bilali
est Docteur en psychologie sociale à l'Université du Massachusetts et porte une attention toute particulière à la paix et à la prévention de la violence. Elle est titulaire d'une maîtrise en Analyse et résolution des conflits de l'Université de Sabanci en Turquie et ses recherches s'intéressent à l'identité des groupes et à la mémoire collective, aux images réciproques des groupes et à la confiance sociale. Bilali est chargée d'adapter les recherches de Staub et d'autres questions psychologiques au contenu du programme pour le Rwanda et le Burundi.