Historique du pays
L'échelle, la rapidité et l'atrocité du génocide des tutsi en 1994 a déchiré la société du pays. De nos jours, le Rwanda n'a pas fini de guérir les énormes dégâts psychologiques et sociaux causés par cele génocide, il est donc particulièrement concerné par tout projet visant à neutraliser l'incitation à la violence par les médias. Au cours des années qui ont conduit au génocide des tutsi rwandais, plusieurs annonceurs radio ont mené une campagne à l'encontre d'un seul groupe ethnique, les Tutsis, leur reprochant tous les maux du pays. Une recherche extensive a été menée pour montrer les origines, le rôle et l'impact négatif de la fameuse et tristetristement célèbre station radiophonique connue sous le nom de Radio Télévision des Mille Collines. RTLM a été le symbole de radio de la haine le plus largement mentionné dans le monde. Ses émissions, disséminant une propagande de haine et poussant les gens au massacre des Tutsis et des opposants au régime, ont commencé en juillet 1993 et ont grandement contribué au génocide en 1994 de centaines de milliers de personnes. Après que les Troupes du Front Patriotique Rwandais ont chassé les forces gouvernementales de Kigali en juillet 1994, RTLM a utilisé des émetteurs FM mobiles pour diffuser de la désinformation depuis la zone sous contrôle français, à la frontière entre le Rwanda et le Zaïre, obligeant des millions de Hutus à fuir vers des camps de réfugiés, où ils pouvaient être regroupés et recrutés comme futurs combattants (Jean-Paul Chrétien, Médias de la haine).
Tout cela a créé l'élan du projet Radio de Réconciliation des Grands Lacs qui a commencé à diffuser au Rwanda en 2004.
Stratégie de Communication
En 1998, la Commission Nationale d'Unité et de Réconciliation (CNUR) a invité deux psychologues, Ervin Staub, savant de renom sur la question du génocide et spécialiste de la réconciliation, et Laurie Pearlman, experte en traitement du traumatisme, à tenir des séminaires bisannuels à l'intention des politiciens Rwandais et des représentants de la société civile.